Propriétaire de la donnée
La personne métier responsable d’un ensemble de données : elle décide de sa définition et de qui y accède.
La gouvernance des données réunit les règles, les responsabilités et les contrôles qui rendent les données d’une entreprise fiables, sécurisées et utiles. Le sujet paraît réservé aux grands groupes, mais toute PME qui veut se fier à ses tableaux de bord en a besoin, à son échelle. Voici ce que c’est, ce que dit le cadre DAMA-DMBOK et comment démarrer simplement.
Gouverner les données, c’est décider et faire respecter qui est responsable de chaque donnée, comment elle est définie, quelle qualité elle doit atteindre, qui peut la consulter ou la modifier et comment ses changements sont documentés. Ce n’est pas un outil, c’est une organisation.
Quand elle manque, les symptômes sont toujours les mêmes : un même KPI avec trois valeurs différentes, des rapports auxquels personne ne se fie et des données personnelles accessibles à qui ne devrait pas les voir.
Le DAMA-DMBOK (Data Management Body of Knowledge) est le référentiel de DAMA International sur la gestion des données. Sa deuxième édition organise la discipline en onze domaines, avec la gouvernance au centre pour coordonner les autres :
Une PME n’a pas besoin de tout couvrir : il suffit d’appliquer l’essentiel en qualité, sécurité, métadonnées et données maîtres aux données qui alimentent les décisions importantes.
La personne métier responsable d’un ensemble de données : elle décide de sa définition et de qui y accède.
Veille au quotidien à ce que les données soient bien saisies et tenues à jour.
Donne la priorité au projet et tranche les conflits entre services.
Le RGPD impose de protéger les données personnelles et, dans son article 25, d’appliquer la protection des données dès la conception et par défaut. La gouvernance donne l’organisation pour y parvenir : savoir quelles données personnelles existent, où elles sont, qui y accède et dans quel but.
Pas pour commencer. Un glossaire partagé des KPI, une liste de propriétaires et quelques contrôles de qualité dans les chargements couvrent l’essentiel dans une PME. Les outils de catalogue ou de qualité deviennent utiles quand le nombre de sources et d’utilisateurs augmente.
L’essentiel peut être mis en place en quelques semaines si l’on commence par les données qui comptent le plus. Ce qui demande du temps, c’est de le faire vivre : d’où l’intérêt d’intégrer les contrôles dans les traitements automatiques plutôt que de dépendre de vérifications manuelles.
Oui. Nous travaillons à distance pour la France, l’Espagne et l’Afrique du Nord, en français, en anglais ou en espagnol. Si le projet le demande, nous pouvons aussi nous rencontrer en Algérie ou dans la région de Valence. Le diagnostic initial de 30 minutes se fait toujours en visio.